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"Je regarde cette vague qui n'atteindra jamais la dune .
Tu vois, comme elle je reviens en arrière .
Comme elle je me couche sur le sable .
Et je me souviens, je me souviens des marées hautes .
Du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer ."
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Comme de longs échos qui de loin se confondent .
Tu regarderas la mer et tu compteras les vagues, quand tu arriveras à la septième, il faudra que tu partes et cesse de regarder en arrière, parce qu'à ce moment là j'aurais cessé d'exister.
Un dernier regard sur le quai vide. Un pincement au c½ur. Tant pis.
J’avais espéré pourtant que tu viendrais.
Agrippée à la barrière encore légèrement humide des embruns, mon regard se perd dans le port : tout ces gens qui se serrent dans leur bras, qui s’embrassent, qui pleurent de bonheur ou de joie. Soudain mon portable vibre, me sortant de mes pensées passagères. Un message, de lui (Esquisse d’un sourire) « J’arrive, dans 5 min, attend moi. » Mon sang ne fait qu'un tour : le bateau part dans 10 min. Je retourne la situation dans tout les sens, lorsque soudain levant la tête, je l'aperçois : il est là ! En face. L’eau nous sépare. Mes yeux accrochent les siens, j’y vais. Je prend mon courage à deux mains, traverse le bateau comme une flèche. Arrivée sur le ponton, je tente de convaincre le personnel de l’équipage. Il refuse. Je le supplie. Il cède. Plus rien à perdre. J’ai 2 min avant le départ. Les battements de mon c½ur s’accélèrent. Je cours, remonte jusqu’en haut du quai. Lui le descend. Un regard. Je sens la chaleur de ses bras, je le serre de toutes mes forces. Mon c½ur s’apaise. Le souffle coupé, je lui murmure un « Au Revoir ». Il va me manquer. Satisfaite, je me presse de remonter à l’étage, sur le bateau. Une dernière image : il met son casque, remonte sur son vespa. Un dernier signe de la main. Un dernier sourire. Ciao.
Le bateau vibre sous mes pieds. Ça y est. On est parti. Le bateau s’éloigne petit à petit, du port, de l’île. Sous le soleil, je vis ces derniers instants de nostalgie. Mon c½ur se serre. A bientôt.
La musique me prend les oreilles, le vent mes cheveux. Seule à l’arrière je domine la mer en pensant avec hâte à la prochaine fois ou je reviendrais ici. On reviendra… Et c’est bien la seule chose qui importe.
Il y a toujours une vague qui va plus loin que les autres et qui emporte tout sur son passage.
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